Web social et sphère privée : ne fait pas toujours bon ménage
Réaction à chaud d’actualités qui viennent à peine de paraitre sur Le Figaro : Il tue sa femme à cause de Facebook (source BBC) et sur Read Write Web : Barcamp Berlin 3 : Twitter love story (lues grâce à JeanlucR).
Pour ce premier article, voilà comment un fait divers met en exergue l’un des effets pervers que peut avoir l’exposition de sa vie privée sur les réseaux sociaux. Ce genre d’extrêmes est (je l’espère en tous cas) relativement peu courant, mais cela nous montre les dérives des usages des médias sociaux.
Alors, juste un réajustement vis-à-vis du titre : non, cet homme n’a pas tué sa femme A CAUSE de Facebook, mais bien en réaction au message lu sur Facebook. Rappelons-le une bonne fois pour toutes : ce n’est qu’un outil/média de communication et d’échanges.
Qu’est-ce que cela montre :
- La portée de ce que l’on publie sur facebook (ou sur un autre outil social) : tout ce que vous faites (à partir du moment où vous l’avez autorisé) est généré dans un flux RSS automatiquement et est visible de vos amis virtuels. Ainsi, le fait de modifier son statut social permet de remonter dans les mises à jour visibles de votre réseau.
- L’impact de l’immédiateté : Cette jeune femme en l’occurrence sous le coup de la rupture a réagit à chaud en changeant son statut marital, ce qui symboliquement s’est avéré très important pour son ex-conjoint. Lui a de même malheureusement réagit aussi à chaud…
Sur le second article, le final se transforme plutôt en happy end, mais franchement, twitteriez-vous vos fiançailles avant même de l’annoncer de vive voix ? Quelles conséquences derrière ? Peut être les mêmes que pour le premier article, qui sait ?
Où sont nos limites dans la publication de ce que l’on fait ? Ces limites n’étant pas données par l’outil, c’est à NOUS, acteurs du web de poser nos propres limites ( je n’ai pas parlé de censure, attention ! ). Faut-il encore pour cela avoir conscience de la portée de ce que l’on peut publier sur Internet et se responsabiliser un minimum.
Tout cela n’est en aucun cas une leçon de bon usage des outils sociaux, simplement un constat : à mon avis, on ne prend pas assez au sérieux l’impact et les conséquences que peut avoir un billet publié sur son blog, un twit ou encore le fait de taguer quelqu’un sur Facebook…
Le sentier de la sensibilisation aux usages du web social est encore long. Nous ne nous protégeons pas assez, nous, nos proches, notre vie privée… ou nous ne savons pas comment nous protéger…
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais n’hésitez pas à laisser votre vision des choses en commentaires.
Juste pour le fun, allez voir sur Sociogeek et testez votre personnalité sur le web sur deux parties de questions :
- Êtes-vous plutôt pudique ou impudique ?
- Comment choisissez-vous vos relations sur le web ?
Mes résultats sont plutôt conformes à ce que je pensais, mais va peut être vous surprendre : plutôt pudique. Peu de choses de ma vie privée filtrent par le web et c’est très bien comme ça.

Ah ah, amusant j’ai aussi réagi de suite sur cette info : c’est toujours facile de déformer la réalité en jouant sur l’ordre des mots.
L’an dernier Facebook facinait. Depuis l’histoire du président de Facebook, il est de bon ton de casser du sucre sur son dos.
J’ai été surpris par les résultats de Sociogeek : j’étais à 18%, quelque chose comme ça. Et au final je partage beaucoup, d’infos, d’images et tout mais peu sur du personnel. Ça restera toujours discret et jamais mis en valeur.
Chacun son personal branding
@Oncle Tom > mes résultats au Sociogeek frôlaient les 20% aussi… oui, chacun doit rester seul juge de ce qu’il a envie de publier ou pas.
Je suis comme toi pour le coup, je ne publie que très peu de choses sur ma vie personnelle.
Bon…
j’ai 17.00% de chances de devenir une star du web 2.0. Je suis 39% exhib et 52% aventurier…
Il est vrai que j’aime mon confort ! ;-p
Je veux réagir sur autre chose : les titres.
Les blogueurs commence à jouer avec des titres racolleurs pour faire de l’audience. Mais la presse et les médias le font depuis longtemps. Et çà donne du grand n’importe quoi.
Quand a faire du sensationnel sur le Facebook ou autre chose. c’est toujours comme çà, mieux vaut (enfinpour les patrons de presse) faire du sensationnel que du pédagogique.
J’ai assuré 3 ans une chronique hebdo sur Europe 1, j’ai été appelé une seule fois pour réagir à chaud : c’était Internet et la pédophilie. Cette histoire FB me rappelle celà.
Mais bon, c’est çà aussi le buzz, le sensationnel, le voyeurisme…
Hier soir je parlais réseaux sociaux à Inter-Club (14 clubs pro alsaciens) franchement y a encore à évangéliser.