Peut-on se “caser” sur le web ?
Je sais, elle est bizarre ma question, mais je pense qu’elle est vraiment importante car elle soulève plusieurs questions…
Lorsqu’on trouve enfin chaussure à son pied avec un outil web, peut-on vraiment décider de devenir “sédentaire” et de rester sur l’outil qu’on a choisi ?
Plusieurs questions me viennent immédiatement :
- Les services web sont-ils pérennes ?
- Est-on propriétaire des contacts de son réseau social ?
- La mode est elle plus forte que l’efficacité ?
Je n’ai malheureusement pu aller au dernier barcamp dijonnais, du coup j’ai loupé la présentation de Mélanie et Pascal sur Plurk. Un peu dégoutée car là, étant inscrite depuis 10 minutes, j’aurais bien eu besoin d’un guide…
Bref, le sujet de cet article ne portera pas aujourd’hui sur Plurk ou même twitter mais plutôt de l’usage efficace des services web… J’y englobe majoritairement les services de réseaux sociaux (facebook, linkedIn), de microblogging (twitter, plurk), et d’applications web (Google Apps, etc…).
Est-ce qu’on peut, aujourd’hui, se “caser” avec un service web ? Un peu comme en amour (même si la comparaison est très vite faite, pardon…), peut-on lorsqu’on se sent bien avec un outil, qu’on le connait bien, ses qualités, ses défauts, son fonctionnement, se fixer avec un outil et compter dessus pour un bout de temps ? Peut-on avoir confiance en lui ?
Ne va-t-il pas nous lâcher au bout d’un an et demi, comme Pownce ? Ne va-t-il pas nous piquer tous nos contacts parce que finalement, en tout petit dans les conditions d’utilisations, on se rend compte qu’on n’est propriétaire de rien sur cet outil, même pas ce qu’on publie ? Doit-on être esclave de la tendance et changer de crémerie à tout va ??
Je ne pense pas que cela soit réellement efficace. Le service web idéal serait finalement un service constant, qui s’améliore continuellement, qui écoute ses utilisateurs, qui possède un modèle économique qui tienne la route, qui apportent des garanties “business” comme la garantie de garder ou sauvegarder dans un format standard son carnet de contacts, d’archiver des échanges, de mieux gérer sa boite de réception interne à l’outil, etc… Bref, une vraie maitrise sur l’outil.
Quels sont les points communs de tous ces outils web qui co-existent : accès et usages gratuits.
Alors j’en viens facilement à la conclusion que, peut être, ce service idéal serait forcément payant… Et oui, je serais prête à payer un service qui m’apporte des garanties plus concrêtes et réalistes.
Mes critères pour choisir un service web :
- Correspond-il vraiment à mes besoins ?
- Est-il utilisé par mon réseau ?
Le prix n’entre pas en ligne de compte (bon, sans exagérer non plus…
) et garantirait peut être plus de maitrise sur l’outil et inspirerait peut être plus confiance…
Qu’en pensez-vous ? En tant que “particuliers’, à l’heure où les services web et les réseaux sociaux prennent une telle ampleur qu’ils s’intégrent comme de vrais outils pour l’entreprise, seriez-vous prêt à payer pour un outil qui vous apporte ces garanties ?

J’ai testé plurk ce soir, suite à ton twitt. Bien sur, je n’ai pas eu le temps d’en explorer toutes les subtilités mais…. justement.
Peut être que la force d’un outil comme twitter est d’être simple et spontané (et gratuit…)
Il doit sortir une dizaine de services “Web 2.0″ par jour (voir http://www.feedmyapp.com/ ), ce qui fait la différence entre ceux qui fonctionnent et ceux qui méritent à peine d’exister, c’est la vitesse de propagation de l’outil, et sa pertinence… quoique !
Dans le fond, en lui même, twitter ne sert pas à grand chose, son utilité a été créée par ses utilisateurs, par des fonctionnalités inventées par eux (hashtag…), ce qui a transformé un simple portage des sms sur le web en un outil de veille surpuissant. C’est d’ailleurs le coeur même du web participatif.
Pour revenir à ta question, il existe actuellement des solutions en open source qui clônent ces outils, prêtes à être installées sur ta propre machine si tu y tiens. Par exemple opengoo pour remplacer google documents (http://www.opengoo.org/). Tu peux donc avoir un outil “fiable” et “à toi” sans avoir à payer.
Mais est ce que le fait que tu paies pour un service assurera forcément sa pérennité ? Pas si sur, et cela sera d’autant plus frustrant pour toi de voir ton outil préféré fermer pour une raison ou une autre après qu’il t’ai prit 5€ par mois… cette raison pouvant être le manque d’abonnés (bah oui, hé, je trouve pareil voir mieux ailleurs en gratuit…)
D’ailleurs, pourquoi des outils fiables et efficaces seraient forcément payants ? On voit clairement que les grands du monde du software se dirigent de plus en plus vers des applications en ligne gratuites (Adobe avec Photoshop Express…), mais c’est peut être simplement pour attirer le chaland vers des versions plus élaborées, cette fois payantes.
Motiver l’acte d’achat par une preuve d’efficacité du produit choisi, n’est ce pas le meilleur plan marketing du monde ?
J’espère ne pas avoir répondu trop à côté, et désolé de m’être un peu étalé pour ma première réponse ici
Bonsoir Laure,
La gratuité (ou non) de l’application me paraît secondaire.
Par contre, je trouve ta première question très très intéressante : “Lorsqu’on trouve enfin chaussure à son pied avec un outil web, peut-on vraiment décider de devenir “sédentaire” et de rester sur l’outil qu’on a choisi ?”.
Je n’ai pas l’expérience nécessaire pour y répondre, mais en termes d’usages, c’est un sujet à creuser. A l’exception des “blogueurs fous”, je ne pense pas que que l’on puisse faire l’économie d’une certaine sédentarité.
Tu prédis que facebook va s’évanouir dans les tuyaux ?
La révolution permanente des usages n’est pas envisageable.
Bien à toi.
Bonjour à tous.
Comme Sylvain je trouve que payant ou pas n’est pas la question. Mais bien un peut il etre pérenne.
Avec mon recul de bientot 30 ans. (je sais David on n’avait pas Internet, et les télécommandes avaient des fils). Il y a des services ou des applications qui restent.
Mais rien n’est figé, et pour rester, pour continuer ces applications doivent évoluer en permanence. Sans évolution, pas de durabilité.
C’est pourquoi je trouve très intéressant l’évolution de certains services Internet comme gmail par exemple qui est un bon exemple à mon avis ou encore FB qui n’arrete pas d’évoluer.
Après n’oublions pas que nous sommes dans un “groupe” très fouineur, testeur, enfin moi moins que d’autre. Dans tos ces services seuls une petite poignée (3 à 5) passerons les 5 ans.
A mon avis Facebook, quoi qu’on en dise.
Pas certains que plurk puisse durer, il y a deux bonnes idées qui seront sans doute reproduites par d’autre….
Enfin depuis le temps e ne rentre pas dans la technique, ce qui compte c’est l’usage et la “usability” et là ces services qui foisonnent font avancer les choses.
Alors oui à l’innovation, il y aura des services qui vont émerger, encore et encore.
Laure non le monde ne se figera pas, et heureusement.
A très bientot et bon week-end à tous
Merci pour toutes vos réponses, mais je crois que mon opinion reste au même point et je vais argumenter mes réflexions :
- la question du coût : un service que les usagers paient est un service qui devient rentable et donc qui est plus susceptible de durer qu’un service gratuit qui cherche continuellement son modèle économique. N’oubliez pas qu’il y a encore peu de temps, tout le monde annonçait Facebook comme non-rentable alors que son nombre d’abonnés augmente exponentiellement !
Alors, je sais que je rentre dans l’éternelle débat du logiciel libre, mais finalement, ce qui me fait le plus peur c’est que depuis deux ans que je construit mon réseau sur facebook, je ne peux toujours pas récupérer les mails de tous mes contacts !!!
Peut être que sur un service payant cette fonctionnalité serait disponible…
Alors que sur un service gratuit… regardez Pownce : on pensait qu’il y avait suffisamment d’utilisateurs pour que ça dure ? résultat : durée de vie = 1 an et demi.
- le changement perpétuel d’applications : comment voulez-vous qu’on arrive à faire s’approprier ses outils par les plus réfractaires si on leur sort tous les 2 mois qu’il y a un nouveau service encore mieux et avec plus de choses qui vient juste de sortir et que s’il ne s’y met pas de suite il perdra sa communauté parce que tout le monde aura changé…
Je sais, j’exagère, mais il parait que prévoir le pire c’est se prémunir…
le débat reste ouvert..
Je pense qu’on devient sédentaire oui : quand on utilise un service qui nous convient, où on n’a pas grand chose à redire … pourquoi basculer vers son concurrent si l’effort d’adaptation + l’apport de fonctionnalité ne dépasse pas notre confort initial ?
Pourquoi on ne le serait pas sur le Web alors qu’on l’est physiquement. On aime le changement quand on y est réceptif. Quand on veut être productif on n’aime pas trop.
À questions profondes réponses profondes:
Comprendre les développements d’internet est aujourd’hui vital pour le weboconsommateur.
J’ai toujours été étonné par la méconnaissance de ces mécanismes qui sont les bases du foisonnement de l’offre à l’heure actuelle.
Elle est purement et strictement économique, point.
Google a des datacenter à 600 Millions d’euros pièces dans chaque pays (hors charge de salaires des team techniques), en gros l’infrastructure technique c’est 47% du Ca des entreprises Web 2.
Un service comme Facebook doit financer et garder son infrastructure pour cela il n’a qu’une solution avoir plus de trafic d’internaute et garder le trafic d’internaute existant (le principe de base du web).
Pour faire simple, plus le service est addictif plus le trafic est gardé à mettre en corrélation avec toutes les nouveautés facebook, myspace, google et autres.
Malheur si les budgets publicitaires viennent à diminuer (par exemple de 30%, comme c’est le cas en ce moment…) car la seule solution alors pour eux c’est de rendre alors tous ces services payants. Et là il faut lire très très attentivement les restrictions d’usages et de licence. Comme par exemple l’utilisation de la google map sans publicité intempestive de la part de Google. (10 000€/an)
Donc la réponse à la question de fond et plus :
Pour garder ce service, suis-je d’accord pour payer un petit quelque chose par mois ?